la maladie est absente, mais où il faut poursuivre la surveillance
généralement durant 5 ans. Le malade est dans un état confus, de non
maladie. Tout se passe comme s'il était guéri, mais on reste aux aguets ». «
De nombreuses patientes rencontrées au cours de mes consultations sont
littéralement obsédées par le verdict de leurs examens de contrôle »,
renchérit le Dr Thierry Janssen. Elles ne vivent pas, elles survivent ».
« L'épreuve du cancer se traverse », poursuit le Dr Moley-Massol. Bon gré,
mal gré. « Si certains la vivent comme une renaissance, avec un désir et un
goût de la vie exaltés, d'autres restent dans le traumatisme de l'annonce de
la maladie, des traitements, et ne parviennent pas à dépasser ce choc
émotionnel. La violence de ce vécu peut s'exprimer des années après
l'événement, comme dans tout traumatisme psychique ». Le cancer, et la
sentence de mort qu'il induit, loin de laisser indemne, agit parfois comme
une bombe à retardement.
Tous les malades éprouvent un sentiment de vulnérabilité après un cancer
qui mettra beaucoup de temps à s'estomper. Bien qu'il n'existe pas une seule
façon de vivre après un cancer et que la qualité de vie dépend de la
définition de chacun, ces malades auront souvent besoin d'un accompagnement
psychologique pour guérir psychologiquement de la violence de l'annonce ou
du vécu de la maladie. La guérison psychique passe, sans doute, par le
renoncement d'un état antérieur à la maladie et la construction d'un être
transformé par elle, non à l'identique, mais biologiquement guéri.
"Sans amour de l'être, de l'humain, il n'y a pas de guérison possible, la guérison de la maladie et la guérison de soi. Un médecin me disait, j'ai guéri des malades mais si la maladie ne leur à rien appris alors je ne les ai pas guéris." Bernard GIRAUDEAU
Des lueurs qui nous permettent d'espérer
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